Mistral AI a annoncé le mercredi 28 octobre 2026, sur ses réseaux sociaux, le déploiement en préversion publique de sa Responses API. Cette interface, conçue pour faciliter la création d’agents fondés sur l’intelligence artificielle, reprend le format introduit par OpenAI avec son API Responses, lancée en 2025.
- Mistral AI lance en préversion publique la Responses API, calquée sur le format d’OpenAI.
- L’API détaille séparément le texte, le raisonnement et les appels d’outils de chaque réponse.
- Elle accepte texte, images et fichiers, et diffuse les réponses au fil de la génération.
- L’application doit gérer elle-même l’historique, car l’API ne conserve aucune trace des échanges.
Une API qui détaille chaque étape du travail du modèle
« À chaque appel, l’API renvoie le texte généré par le modèle, son raisonnement et ses appels d’outils sous forme d’éléments distincts », explique Mistral AI. Selon l’entreprise, c’est ce qui distingue la Responses API de Chat Completions, lancée il y a plusieurs mois, qui traite une liste de messages et produit une sortie unique pouvant mêler texte, citations et appels d’outils.
Mistral AI justifie ce choix par l’évolution des usages : « De nombreux nouveaux outils pour agents reposent uniquement sur ce format ». L’API fonctionne, selon la société, « avec tous modèles textuels, dont Mistral Large 4 ». L’entreprise en profite pour intégrer à son catalogue deux modèles développés par des concurrents. Le premier, DeepSeek V4.1 Flash, est présenté comme « idéal pour les tâches de développement qui exigent une large fenêtre de contexte et pour les tâches agentiques ». Le second, GLM 5.3 Flash, est décrit comme une version « plus compacte », plus rapide et moins coûteuse du modèle phare de Z.ai.
La Responses API accepte, selon Mistral AI, « du texte, des images ou des fichiers ». Un développeur peut par exemple demander à un modèle multimodal de résumer un document ou de décrire une image. Le modèle peut aussi appeler les fonctions de l’application, pour consulter une base de données ou déclencher une action, et diffuser sa réponse au fur et à mesure de sa génération. La documentation mentionne par ailleurs des sorties structurées au format JSON, un format de données lisible par les programmes. L’interface convient aussi bien à un nouveau projet qu’à une intégration déjà conçue pour le format d’OpenAI.
L’API est par ailleurs « stateless », c’est-à-dire qu’elle ne conserve aucune trace des échanges. Il revient donc à l’application de gérer la mémoire de la conversation. « Votre application conserve l’historique de la conversation et le transmet dans input à chaque requête, y compris les éléments output des réponses précédentes », peut-on lire dans la documentation.
Une préversion ouverte à tous
La préversion publique est accessible à tous les développeurs disposant d’une clé API Mistral, dès à présent. Mistral AI prévient toutefois que son fonctionnement est susceptible d’évoluer d’ici à la version définitive. Les requêtes sont traitées sur des serveurs situés dans l’Union européenne et aux États-Unis. La liste des fonctionnalités disponibles pendant cette phase figure dans la documentation de l’entreprise, à la rubrique de compatibilité.
