Chrome : un chercheur d’Anthropic a identifié une faille parmi les dix corrigées en octobre

Chrome : un chercheur d’Anthropic a identifié une faille parmi les dix corrigées en octobre
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Le 27 octobre, Google a publié une mise à jour de sécurité de Chrome qui corrige 52 failles, dont dix-huit sont créditées à Xinyang Ge, chercheur d’Anthropic, ou à Anthropic, soit plus d’une sur trois. Le même jour, l’équipe Frontier Red Team d’Anthropic publiait un billet dont Xinyang Ge est l’un des sept contributeurs.

Ce billet présente un modèle de recherche interne, non commercialisé, comme l’auteur de chaînes d’attaque complètes contre Chrome, Safari, Android et Linux, ainsi que d’une faille de déni de service sous Windows. Anthropic écrit que « 62 CVE ont été attribuées et corrigées » dans Chrome jusqu’à la version 156, toutes de gravité critique ou élevée. Un CVE est un identifiant public attribué à une faille de sécurité.

ActuIA a relevé les onze bulletins de sécurité de Chrome pour ordinateur publiés par Google entre le 15 septembre et le 29 octobre 2026. Sur 929 failles listées, 77 portent le nom de Xinyang Ge ou d’Anthropic. Le premier signalement date du 10 septembre, le dernier du 23 octobre, et aucune de ces failles n’affiche de prime à ce jour.

Une part variable selon les bulletins

En octobre, Google a publié sept mises à jour de sécurité de Chrome pour ordinateur, les 1er, 6,13,15,20,27 et 29. Elles listent 731 failles, dont 72 créditées à Anthropic ou à son chercheur, soit environ une sur dix. La proportion varie fortement d’un bulletin à l’autre. Elle reste faible dans les deux mises à jour de version, avec 14 failles sur 247 pour Chrome 155 le 6 octobre et 15 sur 353 pour Chrome 156 le 20 octobre. Dans plusieurs correctifs intermédiaires, elle dépasse un tiers, comme le 13 octobre (15 failles sur 37) ou le 27 (18 sur 52).

Hormis deux lignes, les 77 failles citent le même chercheur. Quarante-neuf sont créditées à « Xinyang Ge » sans autre mention, 26 à « Xinyang Ge (Anthropic), assisted by Claude » et deux à « Anthropic and Ada Logics », une société de conseil en sécurité. Dix-huit sont classées critiques et 59 élevées. Dans la colonne de récompense, toutes portent « N/A » ou « TBD », c’est-à-dire à déterminer.

Le décompte d’ActuIA donne 55 failles créditées à la sortie de Chrome 156, le 20 octobre, et 73 le 27 octobre, jour du billet. Les 62 annoncées par Anthropic se situent entre les deux. L’entreprise ne publie pas la liste de ces CVE, et Google ne mentionne Claude que sur 26 lignes, si bien qu’un rapprochement ligne à ligne n’est pas possible. Google indique aussi que l’accès aux détails de certaines failles peut rester restreint « jusqu’à ce qu’une majorité d’utilisateurs ait reçu le correctif ».

Des correctifs hors de Chrome

Hors de Chrome, les références données par Anthropic renvoient à des correctifs publiés avant le billet. La faille de Windows, CVE-2026-33096, a été corrigée lors du Patch Tuesday du 14 avril 2026. Elle touche le pilote HTTP.sys et permet un déni de service à distance sans authentification, avec un score CVSS de 7,5, selon la fiche de Tenable. Anthropic estime à « plusieurs millions » le nombre de serveurs exposés. La faille du noyau Linux, CVE-2026-98432, a été publiée le 15 octobre avec un score de 9,8 et corrigée dans toutes les branches stables maintenues, selon Anthropic.

Le bulletin d’Apple cité par Anthropic concerne iOS et iPadOS 26.5.2, publiés le 29 juin. Il crédite une faille de WebKit à « Milad Nasr and Nicholas Carlini with Claude, Anthropic », deux autres contributeurs du billet, ainsi que plusieurs failles à OpenAI Codex Security. Pour Android, Anthropic écrit seulement que le problème a été « traité par Google », sans numéro de CVE.

Douze jours en médiane

Pour les 77 failles de Chrome, ActuIA a calculé l’écart entre la date de signalement et la publication du bulletin : douze jours en médiane, avec un minimum de 3 jours et un maximum de 41. En octobre, deux mises à jour de sécurité ne sont jamais séparées de plus de sept jours. Anthropic laisse 90 jours aux éditeurs pour corriger, puis attend 45 jours de plus avant de publier des détails qui dépassent l’avis de sécurité. Son billet recommande aux développeurs d’analyser le code à chaque demande de fusion, et juge qu’analyser son propre code est « plus important que jamais ». La version à exiger au 29 octobre est 156.0.8078.79 sous Linux, et 156.0.8078.79 ou 156.0.8078.80 sous Windows et Mac.