La sélection hebdomadaire de vidéos robotiques d’IEEE Spectrum met en avant un robot qui déplace de l’eau à l’intérieur de son corps pour franchir pentes et marches, ainsi qu’un quadrupède conçu pour évoluer sous l’eau. Elle présente aussi un laboratoire d’optique robotisé du MIT et la mise en service d’une usine de robots humanoïdes annoncée par UBTECH.
Déplacer son poids pour avancer
Le robot baptisé WorMa, développé par des chercheurs de la NYU Tandon School of Engineering, modifie la répartition de son poids en faisant circuler de l’eau entre sa tête et sa queue. Sur une pente, la configuration où l’eau est placée vers la tête a été la seule à permettre à WorMa de remonter la pente la plus raide testée, de 19,5 degrés, les autres configurations le faisant glisser vers le bas. Cette répartition a également réduit son coût de transport d’au moins 33 % par rapport aux autres configurations.
Les marches ont demandé une méthode différente. Ni un robot à tête lourde ni un robot à queue lourde ne parvenait seul à franchir un degré. Les chercheurs ont donc fait approcher WorMa avec de l’eau dans la tête, puis déplacé l’eau vers la queue, en relevant la tête et le cou pour que la queue pousse le robot plus près de la marche. Une fois la tête posée sur le bord, l’eau revient vers la tête et le robot poursuit sa progression. Cette séquence lui a permis de franchir des marches allant jusqu’à 15 centimètres.
Les légendes de la sélection évoquent aussi un quadrupède pensé pour l’eau. Selon les auteurs, les robots à pattes sont polyvalents sur terre mais restent peu utilisés sous l’eau. Le robot présenté repose sur des boîtiers de moteurs étanches usinés dans du polyoxyméthylène, un plastique, équipés de joints toriques et de joints d’arbre dynamiques du commerce. Un modèle simplifié décrit la dynamique du système, puis un contrôleur d’attitude en boucle fermée a été évalué en simulation et dans un bassin, où le robot suit des consignes d’orientation en roulis, tangage et lacet.
Laboratoire, usine et téléprésence
Au MIT, des ingénieurs ont construit un laboratoire d’optique robotisé capable de monter, faire fonctionner puis démonter une expérience à la demande. Un bras robotique dispose des miroirs et des lentilles, chacun logé dans un boîtier codé par QR code, afin d’orienter et de focaliser un faisceau laser rouge. Ce système autonome pourrait accélérer les tests de matériaux de haute technologie, des cellules solaires aux écrans en passant par les technologies quantiques. La vidéo est accélérée deux fois.
UBTECH, de son côté, annonce la mise en service de son usine de référence pour robots humanoïdes. Selon l’entreprise, un robot humanoïde sort de la chaîne toutes les 10 minutes, et elle indique avoir franchi le cap « de 1 000 à 10 000 unités en moins de 9 mois ».
Enfin, le robot Kubi 2.0 est présenté comme un robot de téléprésence de bureau, qui permet à des utilisateurs distants de regarder autour d’eux et d’interagir comme s’ils étaient sur place. Le fabricant le décrit aussi comme un appareil d’IA physique, capable de permettre à des agents d’IA d’interagir avec des personnes dans leur environnement. Selon la même source, la société exploite depuis plus de dix ans au Japon ses solutions de téléprésence pour aider des élèves hospitalisés ou confinés à chez eux à suivre leurs cours, et elle étend désormais cette initiative au niveau mondial via Kickstarter.





