Des robots reconfigurables et des microcanards qui chantent : la sélection vidéo du jour

Le rover Perseverance de la NASA est devenu le détenteur du record de distance parcourue à la surface d’une autre planète par un véhicule. Selon le Jet Propulsion Laboratory (JPL), il avait parcouru 28,10 miles (45,22 kilomètres) au 11 octobre 2026, devant le rover Opportunity, dont le précédent total était de 28,06 miles (45,16 kilomètres).

  • Perseverance devient le rover qui a parcouru la plus grande distance sur une autre planète.
  • L’ESA teste sur Terre la première sortie du rover Rosalind Franklin.
  • Google DeepMind transforme une vidéo en simulation, puis en mouvements réels pour l’humanoïde Apollo 2.
  • Le quadrupède Lynx M20S accompagne des chercheurs en Chine, tandis que WildOS guide des robots autonomes à Zurich.

Perseverance a atteint ce cap au 2 006e sol, c’est-à-dire la 2 006e journée martienne de sa mission. En cinq ans et demi, il a couvert une distance que Opportunity avait mise beaucoup plus de temps à parcourir.

Exploration spatiale et robotique humanoïde

Avant que le rover européen Rosalind Franklin puisse explorer Mars, il doit d’abord quitter son atterrisseur. L’Agence spatiale européenne (ESA) répète cette première sortie sur Terre, avec un modèle de rover en taille réelle et un terrain semblable à celui de la planète rouge. Le test reproduit certaines difficultés attendues, dont une gravité réduite, une pente de 20 degrés et un sol irrégulier, ainsi que des obstacles situés sous les rampes de sortie.

Du côté des humanoïdes, les chercheurs de Google DeepMind ont mené un test interne avec Gemini 4 Argon. Ils ont demandé au modèle de visionner une vidéo d’une personne jouant au cornhole, un jeu consistant à lancer des sacs sur une planche percée. À partir de cette vidéo, Gemini 4 a construit une simulation dans MuJoCo, un moteur de physique, et calculé les mouvements du corps nécessaires au humanoïde Apollo 2 d’Apptronik pour réussir sept tirs consécutifs dans le monde réel. Selon Google DeepMind, cette chaîne « vidéo vers simulation vers réel » réduit à quelques heures une modélisation qui prenait des semaines.

De son côté, Boston Dynamics présente son atelier de fabrication d’Atlas. L’entreprise y usine certaines pièces sur place et regroupe l’assemblage et les réparations sous un même toit, afin, selon elle, de produire des robots marcheurs à grande échelle.

Des robots au travail sur le terrain

Dans les montagnes Ailao, en Chine, le quadrupède Lynx M20S de DEEP Robotics a accompagné une équipe de chercheurs lors d’une expédition sur la biodiversité. Le robot a franchi des terrains accidentés, repéré des itinéraires, transporté du matériel scientifique et participé à la capture d’animaux dans des zones difficiles d’accès à pied.

À Zurich, le Robotic Systems Lab de l’ETH a présenté WildOS, un système qui permet à des robots autonomes de chercher à longue distance un objet décrit en langage naturel dans des environnements extérieurs non cartographiés. Selon les auteurs, il se montre plus efficace et plus robuste que les approches géométriques ou purement visuelles lors d’expériences de terrain.

Enfin, Disney Research décrit Kamino, un logiciel de simulation physique accéléré par processeur graphique (GPU), conçu pour les systèmes mécaniques à boucles cinématiques, comme les manipulateurs parallèles ou les robots à plusieurs membres, sans recourir à des approximations simplifiées. Le calendrier de la robotique annonce la conférence CoRL 2026, du 9 au 12 novembre 2026 à Austin, puis Humanoids 2026, du 6 au 9 décembre 2026 à Santa Clara, en Californie.