Microsoft a confirmé, le 26 octobre 2026, le lancement d’une offre de départ volontaire destinée à certains de ses salariés. Le dispositif concerne les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et l’Inde, et pourrait toucher environ 60 000 personnes. Le groupe poursuit ainsi la réorganisation de ses effectifs.
- Microsoft propose un départ volontaire à environ 60 000 salariés.
- Le dispositif concerne les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et l’Inde, mais pas la France.
- Il ne remplace pas les licenciements, qui restent possibles.
- Il s’inscrit dans une série de réductions d’effectifs engagées en 2026.
L’offre, baptisée Voluntary Exit Offer (VEO), a été présentée dans une note publiée le 26 octobre 2026 sur le blog officiel du groupe par Amy Coleman, directrice des ressources humaines. Elle permet aux salariés éligibles de quitter l’entreprise avec un accompagnement financier et des ressources destinées à préparer leur reconversion professionnelle. L’information avait été révélée le même jour par Business Insider, avant que Microsoft ne publie à son tour la communication interne d’Amy Coleman sur son site. Selon TechCrunch, l’entreprise a confirmé que le dispositif pourrait concerner environ 60 000 salariés, soit plus d’un quart de ses quelque 223 000 employés à temps plein recensés à la fin juin 2026.
Le programme ne couvre pas l’ensemble des effectifs mondiaux du groupe. D’après la note officielle, il est réservé aux salariés éligibles appartenant aux équipes participantes aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Inde. La France ne figure pas parmi les pays mentionnés. L’éligibilité dépend aussi de l’organisation à laquelle appartient chaque salarié : certaines équipes peuvent participer, tandis que d’autres en sont exclues. Microsoft indique que cette sélection repose sur les priorités de chaque activité, les engagements envers les clients et les besoins en personnel.
Des investissements soutenus dans l’IA
Cette annonce intervient alors que Microsoft consacre des sommes importantes au développement de ses infrastructures d’intelligence artificielle. Le groupe investit notamment dans les centres de données et les capacités de calcul nécessaires à ses services Azure et à ses assistants Copilot. Ces dépenses accroissent les besoins de financement du groupe, dans un contexte où les investisseurs suivent la rentabilité de ces investissements. La réduction des coûts constitue ainsi un enjeu pour l’entreprise, même si celle-ci n’établit pas nécessairement de lien direct entre ces investissements et son programme de départs volontaires.
Le dispositif permet à l’éditeur de réduire ses effectifs sans imposer systématiquement de suppressions de postes. Son impact dépendra toutefois du nombre de salariés qui accepteront l’offre et des conditions financières qui lui sont associées.
Une nouvelle étape dans la réorganisation du groupe
Ce programme s’inscrit après plusieurs mesures de réduction des effectifs chez Microsoft. L’entreprise avait annoncé environ 4 800 suppressions de postes en juillet 2026, dans le cadre de changements touchant notamment son activité Xbox. Plus tôt dans l’année, elle avait également proposé un programme de départ à la retraite volontaire à environ 8 750 salariés américains éligibles. Selon les informations rapportées par la presse, près d’un tiers des salariés concernés avaient accepté cette première offre.
L’initiative ne constitue pas pour autant une garantie contre de futurs licenciements. Selon GeekWire, Microsoft a précisé que le dispositif ne remplace pas les suppressions de postes involontaires, qui restent possibles en fonction de la situation de l’entreprise. Le groupe indique également que cette offre ne signifie pas nécessairement qu’il a besoin de moins de salariés.
