SEO ou GEO : pourquoi un même article peut apparaître sur Google et être cité par l’IA

SEO ou GEO : pourquoi un même article peut apparaître sur Google et être cité par l’IA
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Le netlinking et la visibilité dans les IA génératives sont souvent pilotés séparément, alors que les deux stratégies visent fréquemment les mêmes sites. Les intervenants de la conférence consacrée au GEO (optimisation pour les moteurs génératifs), Getfluence et Resoneo, proposent de concevoir un même article tiers pour qu’il soit classé sur Google et cité par les IA. Dans beaucoup d’entreprises, le netlinking, c’est-à-dire l’obtention de liens depuis d’autres sites, est suivi au regard du lien et de la position sur Google, tandis que la visibilité IA l’est selon les citations et la part de voix. Les entreprises paient ainsi parfois deux fois pour le même actif, l’article tiers.

ChatGPT s’appuie beaucoup sur Google, sans s’y limiter

Selon une étude de Resoneo publiée sur Search Engine Land, portant sur 1 200 réponses de ChatGPT, 88 000 résultats et 26 900 pages analysées en juillet et août 2026, environ 75 % des résultats récupérés en mode Thinking, version payante, proviennent de Google. Le reste vient de l’index propre d’OpenAI, baptisé Labrador. En version gratuite, la proportion s’inverse : Labrador fournit 74,7 % des résultats, et les actualités, via Oxylabs, 22 %. L’index d’OpenAI recoupe par ailleurs très peu Bing, puisque seulement 1,5 % de ses URL figurent dans le top 20 de Bing. Il faut donc à la fois être bien classé sur Google et entrer dans l’index d’OpenAI.

Les citations se concentrent aussi davantage. Sur l’ensemble des réponses étudiées, 61 332 URL ont été remontées, mais seulement 759 pages ont été réellement ouvertes, et celles-ci sont citées dans 74 % des cas, contre 7 % pour les autres. Selon les travaux de Resoneo sur des données Meteoria, le nombre moyen de domaines cités par réponse est passé de 19 à 15 depuis GPT-5.3 Instant, en mars 2026. Une étude d’Ahrefs menée en mai 2025 sur 75 000 marques place les mentions web de la marque en tête des corrélations avec la visibilité dans les AI Overviews (0,66), devant les ancres de lien au nom de la marque (0,53). Il s’agit de corrélations, et non de liens de causalité.

Placer la marque dans le premier tiers de l’article

Les moteurs génératifs reformulent la question de l’internaute en plusieurs requêtes secondaires, appelées query fan-out. Une étude de Surfer portant sur 173 902 URL citées indique qu’une page classée sur la requête principale et sur au moins une sous-requête a 51,2 % de probabilité d’être citée dans Gemini, contre 19,6 % pour une page classée sur aucune des deux. Les intervenants recommandent donc de structurer l’article avec une sous-requête par intertitre, et de répondre dès la première phrase.

La position dans le texte compte également. Selon Kevin Indig, 44,2 % des citations proviennent du premier tiers de la page, contre 24,7 % du dernier tiers. Les intervenants citent le cas d’un comparatif tiers régulièrement repris dans le B2B SaaS, où la marque classée en première position gagne 16,5 points de visibilité IA. Ils conseillent donc de se faire classer dans la liste des autres plutôt que de rédiger la sienne, et d’éviter de reléguer la marque dans l’encadré de fin. Les ancres de marque, elles, restent marginales dans les campagnes, à 3 %, 9,5 % ou 21 % selon les reportings Getfluence de 2026, alors qu’elles constituent le deuxième signal le plus corrélé à la visibilité IA dans l’étude d’Ahrefs.

Mesurer au bon rythme

Google et les IA ne lisent pas un article au même rythme. Dans le cas OVHcloud, analysé par Oncrawl à partir de logs Cloudflare en septembre 2026, l’article est indexé et classé dès le jour de publication, mais le robot ChatGPT-User ne passe qu’à J+3, ses visites culminent à J+7, et la première mention de la marque intervient à J+11 en délai médian. Un premier bilan face aux concurrents n’est possible qu’à J+20. Les intervenants reconnaissent que ces observations, portant sur deux articles et une seule marque, dessinent une tendance plutôt qu’une règle. Mesurer trop tôt risque de conclure à tort que le GEO ne fonctionne pas.

Pour une campagne menée en 2026 par Getfluence auprès d’un assureur spécialisé dans la décennale, combinant liens et neuf articles AI-First™, la position moyenne des mots-clés prioritaires est passée de la 33e à la 2e place entre décembre 2025 et août 2026. Sur ChatGPT, la visibilité est passée de 10 % à 54 % sur « devis décennale ». Chaque mois, l’itération porte sur les articles et les attributs encore non couverts.