Link building : ce qu’il faut enterrer et ce qui marche encore

Link building : ce qu’il faut enterrer et ce qui marche encore
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Michael Johnson, CEO et fondateur de Resolve, a détaillé lors d’un webinaire les tactiques de link building (acquisition de liens depuis d’autres sites) qu’il abandonnerait et celles qu’il financerait en 2027. Animé par Loren Baker le 21 octobre, l’échange repose sur un test simple : un lien utile doit profiter à la marque, à l’éditeur et à l’audience de ce dernier.

  • Michael Johnson juge qu’un lien doit profiter à la marque, à l’éditeur et à son audience.
  • Il refuse que les scores de domaine deviennent le critère principal, car ils sont faciles à gonfler.
  • Il abandonne les réseaux de blogs privés, les échanges de liens et les ancres commerciales imposées.
  • Il conserve les contributions invitées, les liens cassés, les mentions de marque et les études originales, bien exécutées.

Ce critère s’applique selon lui aussi bien au classement dans les moteurs de recherche qu’à la visibilité dans les IA génératives. Dans ce cadre, le nombre de liens n’est pas l’objectif. Un rapport peut paraître satisfaisant alors que les démarches qui l’ont produit donnent peu de raisons aux éditeurs de s’y intéresser.

Ne pas laisser les métriques de domaine trancher

Michael Johnson s’oppose à ce que l’Domain Authority ou le Domain Rating deviennent le critère principal d’un placement. Un score élevé n’établit ni une expertise sur le sujet, ni une audience utile, ni une raison sérieuse pour l’éditeur de citer une marque.

Interrogé sur ces scores, il a déclaré : « Ce sont des indicateurs tiers. Ce ne sont pas des signaux Google, et ils sont faciles à gonfler. » Pour qualifier un site, il recommande de vérifier d’abord la pertinence thématique, puis d’examiner les mots-clés pour lesquels le site se positionne réellement, au-delà du total de trafic estimé. Une publication technologique qui attire des recherches sans rapport avec son sujet, comme les recherches de célébrités, mérite selon lui un examen attentif, quel que soit son score de domaine.

Bannir la manipulation, pas toutes les pratiques connues

La liste des pratiques à abandonner comprend les réseaux de blogs privés, les échanges de liens, les ancres commerciales imposées et les demandes génériques d’ajout dans des sélections d’articles. Michael Johnson critique aussi l’habitude d’orienter l’essentiel de la prospection vers les pages produits, alors qu’un guide, un jeu de données ou un outil donnerait à un éditeur une meilleure raison de citer le site.

Il ne soutient pas pour autant qu’des partenaires authentiques ne devraient jamais se citer mutuellement, ni qu’une page produit ne peut jamais obtenir un lien utile. Son objection porte sur les schémas artificiels utilisés comme fondement d’un programme. Plusieurs pratiques courantes restent dans sa liste à conserver, à condition d’être bien exécutées : les contributions invitées, qui apportent une expertise et des ressources utiles plutôt qu’un article mince construit autour d’une ancre commerciale, la prospection autour des liens cassés et des pages de ressources, les mentions de marque sans lien, qui peuvent être transformées en liens quand cela aide le lecteur, ainsi que le commentaire d’experts, à condition que l’intervenant apporte une expertise pertinente et substantielle.

Donner aux éditeurs une raison de vous inclure

Pour les sélections d’articles, Michael Johnson commence par étudier les entreprises déjà présentes et ce qui les y a fait entrer. Une fonctionnalité pertinente, des données récentes ou un outil utile peuvent justifier une inclusion, alors que le désir d’obtenir un lien ne suffit pas. Interrogé sur les sélections qui renvoient vers un programme d’affiliation ou vers une page produit Amazon, il estime que la mention de marque peut tout de même avoir de la valeur, à condition de viser une recommandation légitime plutôt que de traiter chaque sélection comme une cible équivalente.

Pour les relations presse digitales, il privilégie les études originales, qui offrent aux journalistes un sujet qu’ils ne trouveront pas ailleurs. Il a également présenté une carte interactive des « déserts d’information », construite à partir de données publiques et accompagnée d’un guide explicatif, qui pouvait intéresser des programmes de formation au journalisme. Johnson rappelle aussi que la stratégie reposant sur des campagnes ponctuelles ne garantit pas les résultats : la justification d’une démarche tient à la construction d’un système utile, et non à la promesse que chaque sollicitation aboutira.

Enfin, il présente une organisation en 90 jours, qui va de l’audit du programme existant à la révision des placements, en passant par l’identification des requêtes d’achat pertinentes liées à l’IA et la création des contenus nécessaires. Pour le détail de ce plan d’exécution sur 90 jours, le webinaire complet reste la référence.