Microduck se dévoile

Microduck se dévoile
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Dans sa sélection hebdomadaire de vidéos de robotique, IEEE Spectrum met en avant plusieurs projets, du petit robot Microduck, proposé en précommande à 399 dollars, à une pince légère conçue pour le robot Unitree G1, en passant par un robot inspiré des poissons dont la taille peut être modifiée.

  • Le Microduck, petit robot open source, est en précommande à 399 dollars.
  • Une équipe tchèque conçoit une pince de moins de 200 grammes pour le Unitree G1.
  • ScaFi change de taille sans repartir de zéro, et EmoLo fait exprimer des émotions au robot par sa démarche.
  • LimX Dynamics montre le TRON 2 au travail dans une pharmacie de médecine traditionnelle chinoise.

Un petit robot open source

Le Microduck occupe la place principale de cette sélection. Mesurant 25 centimètres pour 780 grammes, il dispose de 15 degrés de liberté, d’une caméra frontale, d’un lidar 8×8, de deux centrales inertielles (IMU), de microphones, d’un haut-parleur, ainsi que des connexions NFC, Wi-Fi et Bluetooth. Selon la présentation, il marche, s’assoit, s’accroupit, fait du patin à roulettes et ramasse des objets avec son bec articulé. Il se relève seul après une chute.

Il peut être piloté avec une manette de jeu, des accessoires ou des objets équipés de puces NFC, ou exécuter des comportements autonomes. Plusieurs exemplaires peuvent aussi être réunis pour des courses ou des matchs de football. Son logiciel est entièrement open source, c’est-à-dire que son code est librement accessible. Le robot est en précommande à 399 dollars, avec une livraison annoncée avant Noël.

Manipulation, locomotion et industrie

Une petite équipe tchèque, Sentio Robotix, présente une pince pesant moins de 200 grammes, destinée au robot Unitree G1. Elle vise une manipulation simple et délicate, sans recourir à une main complexe à plusieurs doigts. Une démonstration montre le robot saisissant une fraise. Martin, qui a signalé ce projet, écrit : « Nous sommes une petite équipe de robotique en Tchéquie, en Europe, qui développe du matériel pratique autour du Unitree G1. »

Une autre équipe d’ingénieurs, de la New York University, a dévoilé ScaFi, un robot modélisé sur des poissons comme la morue et le maquereau. Selon cette équipe, la plupart des robots inspirés des poissons sont conçus pour une seule taille et une seule tâche, ce qui oblige à repartir de zéro pour les agrandir ou les réduire. Le projet EmoLo, de son côté, donne une locomotion expressive au Open Duck Mini V2, un bipède open source à bas coût inspiré des droïdes BDX de Disney. Avec une seule politique d’apprentissage par renforcement, c’est-à-dire un ensemble de règles de contrôle appris par essais et erreurs, le robot adopte des allures distinctes associées à différentes émotions.

L’entreprise Noble Machines indique avoir déployé ses premiers robots polyvalents auprès d’un client industriel figurant au Fortune Global 500, dans les 18 mois suivant son lancement, et avoir atteint son premier jalon de livraison. Elle attribue ce résultat à un contrôle du corps entier piloté par l’IA et à une autonomie de bout en bout qu’elle présente comme la meilleure du secteur. De son côté, Generalist affirme avoir réduit le temps nécessaire pour passer d’une consigne physique à un comportement du robot : « Plus vite n’importe qui peut apprendre à un robot une nouvelle tâche, plus il devient facile de faire passer le travail physique à l’échelle. »

Enfin, LimX Dynamics montre le robot TRON 2 associé à la main Wuji Hand 2 dans une pharmacie de médecine traditionnelle chinoise (TCM). Il y prend en charge le prélèvement, la pesée, le broyage et le conditionnement. Selon l’entreprise, la base omnidirectionnelle libère les mains, tandis qu’une préhension précise et un contrôle de force à deux bras permettent des opérations dans les airs.